Histoire de la chirurgie réparatrice et esthétique.

Chaque vendredi on vous conseille et on vous éclaire sur le sujet de la chirurgie esthétique. Cette semaine on a voulu revenir sur l’histoire de la chirurgie esthétique ou chirurgie plastique.

Un peu étymologie : “chirurgie esthétique”.

La chirurgie dont l’étymologie vient du grec kheirourgia est composé de kheir qui signifie“ main ” et d’ergon qui désigne à la fois ” l’activité, le travail et œuvre”. Prise dans un sens plus large et selon le contexte, la chirurgie sous-entendrait donc toute intervention faite sur les tissus. Le terme esthétique dérive étymologiquement du mot grec « aisthêtikos » qui renvoie à la faculté de sentir, de ressentir et à la notion de sensation.

L’origine de la chirurgie plastique.

La chirurgie plastique est de plus en plus répandue dans nos sociétés. Chacun, il me semble, a un proche, un ami, une connaissance qui a eu recours de la chirurgie plastique. Mais vous serez surpris que les premières formes de chirurgies plastiques aient vu le jour durant l’antiquité (grâce aux découvertes indiennes sur la rhinoplastie). En effet, on a retrouvé des manuels datant de plus de 4 000 ans sur la la correction des blessures faciales.

Beaucoup contestée de la part de l’église et même interdite au moyen âge, cette chirurgie inutile de la manipulation du corps connaît un nouvel essor grâce aux mutilés de la guerre. L’histoire de la chirurgie esthétique est liée à celle du xxe siècle.

La première guerre mondiale changea l’histoire de la chirurgie esthétique.

La première guerre mondiale permettra à la chirurgie plastique et réparatrice d’être perçue plus positive par ses opposants. Vu le nombre important de soldats blessés aux visages, plusieurs chirurgies de reconstruction ont été pratiquées. Les grands mutilés de la face plus connus sous leur nom légendaire de “gueules cassées” furent le plus grand laboratoire d’expérimentations pour les chirurgiens qui se spécialisèrent et se perfectionnèrent (nez cassé, menton manquant, crane fracassé, brûlures…). Les unités de chirurgie maxillofaciale (chirurgie se rapportant à la sphére cranio-maxillo-faciale). furent créées. Les grands noms de la chirurgie plastique : Dufourmentel, Blair, Davis, Morestin et Gillies ont opéré dans ces unités.

L’opinion publique prend alors conscience du bénéficie de la chirurgie réparatrice. La chirurgie plastique devient donc de plus en plus populaire. Il ne s’agit plus de corriger seulement les malformations mais également d’améliorer son apparence physique.

L’avènement du cinéma ou encore le développement de la presse, ont accéléré le développement de la chirurgie esthétique grâce à l’ouverture d’écoles spécialisées à travers le monde.

Les premières interventions autorisées par les progrès de l’anesthésie et de l’asepsie sont la correction des oreilles décollées par Ely, puis la rhinoplastie par voie endonasale par Roe. En France, plusieurs chirurgiens firent preuve d’une grande créativité et décrivirent des techniques qui inspirèrent les interventions modernes. Il faut noter qu’à cette époque les charlatans sans formation font le plus de victimes, d’où de nombreux procès (procès Dujarier). Malgré ce contexte défavorable la Société française de chirurgie plastique naît en 1952. Sous l’impulsion de cette société savante la chirurgie esthétique devint ainsi rapidement une pratique courante dans le monde du showbizz, et est aujourd’hui relativement accessible à l’ensemble de la population.

Stars américaines et chirurgie esthétique

Depuis son come-back raté sur scène en 2008, Britney Spears a décidé de se reprendre en main en se montrant sous son meilleur jour. Fini la coupe GI et les formes disgracieuses. Elle a donc opté pour la chirurgie esthétique en dépensant plus de 350 000 dollars.

Pour cette somme la star s’est offert des injections de Botox sur le contour des lèvres, une augmentation mammaire, une liposuccion mais également une rhinoplastie.

Comme on peut le constater sur la photo ci dessous, Britney a ainsi retrouvé un corps digne des critères de beauté hollywoodiens…

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Afrique du Sud : chirurgie esthétique et safari

Se faire tirer la peau ou remonter les fesses dans une clinique privée sud-africaine et passer sa convalescence en safari : cette offre originale connaît un succès grandissant auprès de touristes soucieux de corriger leur apparence à petits prix.

“Après beaucoup de recherches sur internet, je me suis décidée pour l’Afrique du Sud. J’ai aimé les prix et l’offre de remise en forme qui m’étaient offerts”, explique Joy Kramel-Cox.

Cette Londonienne de 54 ans a payé environ 154.000 rands (11.400 euros ou 15.200 dollars) pour se faire tendre la peau du ventre, refaire le nez et les paupières dans une clinique de Johannesburg. Le prix de ce package comprenait aussi les nuits d’hôtel près d’une réserve naturelle, mais pas le safari.

“J’aurais certainement payé beaucoup plus cher chez moi. Et ici, j’ai la possibilité de voir du pays après l’opération”, poursuit cette professeur de théâtre. “Et puis, j’aime bien penser que, quand je rentrerai de vacances, les gens ne remarqueront pas seulement mon bronzage…”

Le secteur de la santé sud-africain compte d’excellents professionnels, dont l’un a réalisé la première greffe de coeur au monde il y a 40 ans. Depuis la chute du régime raciste d’apartheid en 1994, cette réputation attire de plus en plus de patients étrangers, qui en profitent parfois pour visiter le pays.

“Les safaris médicaux sont un phénomène en pleine expansion grâce aux hôpitaux privés qui offrent une qualité de service équivalente à leurs homologues européens”, confirme Lorraine Melvill, fondatrice de l’entreprise “Chirurgie et Safari” à Johannesburg.

Aucun chiffre global sur le tourisme médical en Afrique du Sud n’est cependant disponible.

Dans ce secteur, l’Afrique du Sud est en compétition avec d’autres pays émergents comme l’Inde, la Malaisie, le Brésil, la Thaïlande et le Costa Rica, qui sont déjà des acteurs de premier plan du tourisme médical. Mais elle mise sur ses nombreuses réserves naturelles — notamment le célèbre Parc Kruger — pour faire la différence.

“Beaucoup d’Européens choisissent de passer leur convalescence dans des lodges de luxe, d’où ils peuvent faire des sorties pour observer les animaux en profitant du soleil africain”, raconte Mme Melvill.

Pour attirer les Occidentaux qui hésitent à passer de longues heures dans un avion, les compagnies du secteur ont également développé des offres globales, incluant une consultation avant le départ, les vols, le visa, le logement et les frais d’hospitalisation.

Tous les touristes ne viennent pas d’aussi loin: l’Afrique du Sud accueille également des riches patients du reste du continent dont les pays manquent des services médicaux adéquats.

Mais l’expansion du tourisme médical a aussi des conséquences négatives pour le système de santé sud-africain. De plus en plus de professionnels quittent le secteur public, déjà en sous-effectif criant, pour travailler dans ces cliniques spécialisées.

La docteur Tshepo Maaka a pour sa part quitté son cabinet dans le privé, pour se consacrer exclusivement au secteur esthétique et fonder il y a cinq ans l’entreprise Serokolo Santé tourisme, qui participe à cet exode.

Aujourd’hui, sa compagnie reçoit en moyenne 20 demandes de renseignements par jour, la plupart venant d’Allemagne, du Canada, des Pays-Bas et de l’Australie. “Nous ne travaillons pas comme des compagnies touristiques ordinaires”, dit-elle pour justifier ce succès: “nous employons du personnel ayant une expérience médicale en tant que consultants.”

Les étrangers toutefois n’ont cure de ce problème et rentrent de vacances avec, en guise de souvenirs, des implants de cheveux, des seins fermes ou des lèvres pulpeuses.

“Se faire opérer en Afrique du Sud est faire d’une pierre deux coups, estime Joy Kramel-Cox: vous perdez de la graisse et profitez d’un des plus belles escapades safari du monde.”

(©AFP / 26 octobre 2008 06h56)

A partir de quel âge peut on faire de la chirurgie esthetique ?

La chirurgie esthétique requiert que le patient ait atteint à la fois une maturité psychologique et physiologique.

Sur le plan psychologique, le patient doit être capable d’assumer le changement d’image de soi, certaines personnes en sont capables très jeune, d’autres n’y arriveront jamais…

Sur le plan physiologique, les différentes interventions (augmentation mammaire, liposuccion, rhinoplastie etc…) ne doivent être réalisées que lorsque les différents organes concernés ont atteint l’âge adulte, c’est à dire après la puberté vers 16 ou 17 ans.

C’est pourquoi il est assez rare d’être opérer pour un acte de chirurgie esthétique avant l’âge de 18 ans, à l’exception de la chirurgie des oreilles (Otoplastie) chez les enfants.

La loi Française est quant à elle très claire, une opération sur un mineur nécessite obligatoirement une autorisation parentale. Cela constitue le meilleur garde-fou possible et permet d’éviter les dérives que l’on constate outre atlantique…