Beyrouth: les hôpitaux Libanais veulent s’engager dans une démarche d’accréditation française.

Le ministère libanais de la Santé souhaite mettre en place une convention bilatérale avec la France afin d’inciter l’ensemble des professionnels des établissements de santé (soignants, médecins, personnels administratifs, agents d’entretien…) à analyser leur organisation et à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

 

“Nous avons défini aujourd’hui, l’axe principal de nos questions de santé concernant la relation,” a déclaré Nora Berra (à gauche), Secrétaire d’État (français) chargé de la Santé, lors le congrès annuel de l’Association Médicale Franco-Libanaise. Le Ministre libanais de la Santé, Ali Hassan Khalil (à droite) a expliqué que la convention abordera différents domaines, tels que la gestion de l’hôpital, les coûts de santé et de la formation des médecins. L’accord comprendra également la coopération entre les deux pays sur la gestion des déchets hospitaliers.(photo : dailystar.com.lb)

 

Nora Berra et l’ambassadeur français au liban Denis Pietton ont rencontré le président Michel Sleiman et échangé sur la coopération médicale entre la France et le Liban . «Je crois que cette rencontre a été bénéfique pour le renforcement de nos relations avec la France”, affirma Ali Hassan Khalil .

Pour solenniser le lancement de la première démarche d’accréditation d’un établissement hospitalier libanais, Nora Berra fut accueillie par le Dr Antoine Maalouf directeur de la Clinique du Levant. Cette clinique est le première a être engagée dans une procédure d’accréditation selon les référentiels de la Haute Autorité de Santé française (HAS). Cette procédure vise à labelliser entre autres, la qualité et la sécurité des soins ainsi qu’à garantir les droits des patients au sein de cet établissement. Elle sera réalisée par France Accréditation.

Karim Laaribi, président de France accréditation, prévient que l’engagement de la clinique dans cette démarche nécessitera des efforts soutenus pour obtenir l’accréditation selon les normes françaises.

Liban (Beyrouth), capitale mondiale de la chirurgie esthétique devant le Brésil.

Beyrouth, la capitale mondiale de la chirurgie esthétique.

Haifa Wehbe, ou l’un des plus grands fantasmes panarabes que le monde ait jamais connu.

Si les femmes arabes, et plus particulièrement les Libanaises, sont connues pour quelque chose, c’est bien pour leur attrait pour la chirurgie esthétique. De la rhinoplastie aux implants mammaires en passant par le botox, on va chez le chirurgien esthétique au Liban comme on irait chez le dentiste en France.

Les chirurgiens libanais détrônent leurs homologues brésiliens, rejoignant ainsi au firmament de la célébrité les coiffeurs et les haut-couturiers libanais. En 1980, le nombre de chirurgiens plasticiens était de 7. Aujourd’hui ils sont au nombre de 70 inscrits à la Société libanaise de chirurgie plastique. Il existe en effet une véritable course à la beauté.

La First National Bank propose un nouveau un prêt personnel finançant spécifiquement des opérations de chirurgie esthétique tant l’engouement pour la chirurgie esthétique ne cesse de croître au Liban. Une femme sur 3 serait concernée, des prêts bancaires sont accordées, normal, c’est le Show Off. “Apparence = réussite”.

Le Liban se positionne clairement sur le tourisme de santé.

Des représentants du gouvernement, des médecins spécialistes, des acteurs du tourisme ont assistés le 19 Mars, à une réunion officielle marquant la phase de lancement du “tourisme médical” au Liban avec une présentation des services et des équipements.

Ypsée lie des partenariats au Liban (Beyrouth).

Ypsée va bientôt proposer des cliniques libanaises afin d’enrichir sa base de partenaires en proposant la destination mondiale en matière de chirurgie esthétique. Actuellement à Beyrouth, le responsable du développement échange avec les cliniques identifiées ainsi que l’équipe médicale qui sera constituée, entre-autres, de chirurgiens plasticiens exerçant à la fois en France et au Liban pour une meilleure prise en charge des patients sur le plan médical.

Etats-Unis : augmentation du “tourisme médical”.

Les Américains sont de plus en plus nombreux à partir à l’étranger pour se faire soigner : 85 000 d’entre-eux “recourent chaque année aux services d’agences de ‘tourisme médical’ , attirés en Asie par des coûts médicaux nettement plus avantageux“. Avec 46 millions de personnes qui ne seraient pas assurées aux Etats-Unis, le “nombre de ‘touristes médicaux’ augmenterait de 15% chaque année“. Un phénomène qui ne devrait pas ralentir avec le vieillissement de la population et la hausse du chômage qui prive des millions de personnes de couverture médicale.

Selon Josef Woodman, auteur de Patients sans frontières, un guide présentant les meilleures destinations médicales, “on constate une vraie détresse médicale […]. La plupart ne veulent pas se rendre à l’étranger mais sont obligés de le faire à cause de leur situation financière”. En effet, “les coûts d’un même protocole médical peuvent être jusqu’à 20% inférieurs à l’étranger” estime l’Association médicale américaine (AMA). Pour Saroja Mohanasundaram, présidente de Healthbase, le leader américain du tourisme médical, “il faut utiliser les bienfaits de la mondialisation pour aider les personnes dans le besoin“. A contrario, des voix se lèvent pour souligner le “manque de statistiques fiables sur la qualité des procédures médicales dans tel ou tel pays et sur les conséquences sur les systèmes médicaux d’accueil, surtout en Asie. Il n’est pas sûr que la réforme du système de santé de Barack Obama enraye l’accroissement de ce secteur florissant.

Pour Rob Zachariah qui dirige New Medical Horizon, une société de tourisme médical, “la médecine socialisée n’est pas un système parfait et les temps d’attente extrêmement longs peuvent en décourager plus d’un. On n’ira plus à l’étranger à cause du coût des traitements mais parce que les temps d’attente sont moins longs“.

Source : Alexis Buisson.

Le tourisme médical au Liban devrait générer 1,2 milliard de dollars d’ici 2012.

L’information par iloubnan affirme que le Liban souhaite désormais devenir leader dans le domaine du “tourisme médical” Le Royal Hotel Beirut surfe sur la vague et lance son propre programme. Faire du Liban l’hôpital de l’orient, telle est l’ambition du Conseil du tourisme. Avec ses 11 505 médecins hautement qualifiés et ses 177 hôpitaux, le pays a tout pour réussir. Reste à attirer le client. Pour ce faire, des hôtels, comme le Royal Hotel Beirut, nouent des partenariats avec des cliniques, des agences de voyages et des compagnies aériennes pour offrir des séjours clé en main de “tourisme médical”.

D’après un rapport publié par l’Agence pour le Développement des Investissements au Liban (IDAL), la croissance du secteur du “tourisme médical” devrait se situer autour de 30% en moyenne entre 2009 et 2011. La filière devrait générer 1,2 milliard de dollars d’ici 2012.

Dans cette optique Ypsée attend se positionner courant 2010 au Liban et devrait lié des partenariats avec des cliniques et des chirurgiens libanais.