Tourisme médical : le terme n’est plus tabou et Marseille se positionne

Tourisme médical : Marseille associe tourisme et santé

L’article paru dans la Provence ( édition 13/07/2012 ) sur le tourisme médical met en avant le projet de la chambre de Commerce et l’AP-HM de créer un pôle santé méditerranéen qui a pour but d’attirer les touristes de santé étrangers dans la région de Marseille. Nous notons que l’expression “tourisme médical” n’est plus bannie des institutionnels. En fonction des interventions on parle de tourisme dentaire, tourisme esthétique et plus globalement de tourisme médical.

À l’heure où se développe ce phénomène de tourisme médical dans le monde, les autorités sanitaires françaises souhaitent à présent rattraper leur retard par rapport à des pays comme l’Allemagne, la Turquie ou encore la Hongrie. Les pays les plus compétitifs dans ce secteur sont l’Inde, la Thaïlande, Singapour, Le Liban, la Jordanie ou encore les Philippines.

Le tourisme médical dans la monde.

Marseille est une ville sur le plan qualitatif, où sont présents une élite de médecins et des infrastructures de pointes. Ce sont les disciplines telles que la chirurgie de la main, la chirurgie bariatrique, l’orthopédie, la chirurgie endocrine qui seraient le fer de lance.

Adapter une stratégie marketing efficace pour le tourisme médical

En réalité et sans action marketing ou stratégie adaptée, Marseille accueille déjà depuis plus de 30 ans des patients venant de l’étranger, des italiens notamment.

Ce qui est nouveau et comme l’a si bien dit Jacques Pfister c’est qu’ « Il ne faut pas avoir peur de parler de marketing ». Alors pourquoi la région de Marseille avec de tels atouts a accumulé un tel retard ?

Cela vient certainement du fait que les praticiens de santé répudient fortement l’association des termes marketing et santé, en effet de part leur serment d’Hippocrate la santé ne doit pas se concevoir comme un commerce. L’autre raison est que les usagers de santé voient d’un mauvais œil l’arrivée en masse d’étrangers avec un porte monnaie bien rempli qui se verraient dérouler le tapis rouge.

Et dans un même temps que l’opinion publique (les usagers de santé de la région) verrait d’un mauvais oeil que les étrangers avec un porte monnaie bien rempli se voit dérouler le tapis rouge.

Tout le challenge de cette nouvelle stratégie sera donc d’expliquer aux praticiens et aux patients de la région que cet accueil de patients étrangers est au contraire une formidable opportunité de développement et source de nouveaux emplois pour la citée phocéenne.

Une chose est sûre : Ypsée participera au débat et vous tiendra informé via son Blog patientsansfrontieres.

Chirurgie esthétique : 45% des femmes françaises seraient tentées.

Selon un sondage récemment réalisé pour notre magazine Topanté par Harris Interactive, les femmes seraient toujours plus enclines à recourir à la chirurgie esthétique pour effacer leurs petits défauts. Ainsi, 45% des femmes envisagent sérieusement l’idée d’un recours à la chirurgie ou à la médecine esthétique. 71% pensent que cette pratique est à la mode.

En dépit de la crise économique, la chirurgie esthétique aurait bon dos. Mieux, le nombre de françaises désirant changer au moins un détail physique de leur corps serait en augmentation : selon un sondage exclusif Top Santé/ Harris Interactive, elles sont 87 % à vouloir changer quelque chose chez elles et pour y parvenir 45 % sont prêtes à tenter la chirurgie ou la médecine esthétique. Et ce que les Françaises aimeraient corriger en priorité ? Leur ventre, pour 64 % d’entre elles, les cuisses (50 %), les fesses (38 %) et les seins (37 %). Toute une anatomie passée au scanner féminin et qui pourrait aussi très bien se retrouver sous le bistouri d’un chirurgien ou médecin esthétique. Car pour 61 % des Françaises la médecine et chirurgie esthétique font partie d’une évolution de la société. Et même si 74 % déclarent que c’est un phénomène de mode et qu’elle effraie encore 71 % d’entre elles, 45 % des Françaises se disent prêtes à sauter le pas.

En troisième lieu, les sondées aimeraient, à 38%, modifier leurs fesses. Cette partie du corps, dans l’ordre de préférence des opérations à effectuer, est suivie de très près par les seins, qui captent l’attention de 37% des femmes. 24% des sondées affichent ensuite une préférence pour une épilation permanente. Plus concrètement, 18% des françaises envisagent une liposuccion du ventre ou des hanches et 11% veulent franchir le pas pour se faire opérer des seins. Pour l’heure, cet enthousiasme pour changer une ou plusieurs parties du corps ne prend forme que dans de faibles proportions : Seules 6% des sondées auraient déjà eu recours à la chirurgie esthétique tels que lifting ou liposuccion, et 4% auraient fait appel à la médecine esthétique tels que laser, botox ou différentes techniques anti-âge.

Dans le cas de la médecine esthétique, les obstacles majeurs dissuadant les femmes de passer à la pratique seraient les tarifs élevés des soins (pour 48% des sondées) et le fait d’aller à l’encontre de la nature (pour 47% des femmes). En revanche, les freins dissuadant de passer à la chirurgie esthétique seraient d’abord les peurs des suites médicales (à hauteur de 53%) puis le tarif élevé des soins (à hauteur de 52%). A noter que les hommes sont de plus en plus présents dans les cliniques spécialisées : Ils représentent désormais 20% des clients de la chirurgie esthétique. Leurs soucis sont différents, puisqu’ils privilégient les opérations des paupières et les implants de cheveux.

Source : Top Santé, L’Express, doctissimo