Zoom sur la plaque dentaire, cette invitée indésirable

On entend parler de plaque dentaire. À la télévision, dans les émissions de santé, à l’école… cette fameuse plaque s’invite un peu partout sans pour autant que nous sachions véritablement de quoi il s’agit. Cet article vous en dit plus…

Portrait-robot de la plaque dentaire

La plaque dentaire ne se forme pas seule, elle est aidée par les résidus alimentaires et des protéines présentes naturellement dans la salive comme l’amylase, les acides, les sucres et les bactéries. Ces dernières sécrètent des toxines tout en se nourrissant de sucre et de salive. C’est ainsi qu’elles arrivent à se proliférer sur la pellicule exogène acquise (PEA), une première plaque.

Au fil du temps, grâce à un mécanisme d’adhérence propre à ces organismes, d’autres bactéries viennent se fixer sur celles déjà présentes sur la PEA. Au fur et à mesure, si le brossage n’est pas suffisamment efficace, la plaque dentaire s’épaissit, se minéralise, pour devenir du tartre.

Le tartre génère des acides, qui attaquent les dents, mais également les gencives. Par la suite, les tissus parodontaux sont suffisamment dégagés pour être attaqués à leur tour, suivis par les ligaments, le cément, l’os alvéolaire. Sans traitement dentaire par un professionnel, les caries, la mauvaise haleine et les maladies des gencives apparaissent : la gingivite.

Reconnaître la gingivite

La gingivite est une inflammation de plus en plus douloureuse des gencives, provoquée par la présence de bactéries. La gencive victime d’une gingivite se présente de la manière suivante :

Elle est gonflée,
Apparition de rougeurs,
Apparition de saignements lors du brossage ou lors de la mastication

Reconnaître une carie dentaire

Infection qui résulte de la plaque dentaire, la carie peut endommager les gencives. Pour la reconnaître, voici une liste de symptômes à surveiller :

L’émail de la dent infectée perd son éclat,
La dent affectée devient mate et commence à changer de couleur,
Douleur à la mastication de certains aliments, surtout sucrés et acides,
Sensibilité au froid et à la chaleur (boissons et aliments),
Certaines parties de la dent peuvent se casser
Formation de trous dans la dent
Battements au niveau de la dent

Petit à petit, la plaque dentaire grandit

Le tartre s’installe s’il n’est pas nettoyé, d’autant plus que les bactéries qui le composent deviennent elles aussi plus résistantes et moins sensibles aux traitements tout comme au brossage. On parle alors de minéralisation de la plaque dentaire. Non traité par un dentiste, le tartre déjà bien installé n’est pas sans conséquence :

Halitose – mauvaise haleine
Perte des dents
Douleurs et abcès

Se débarrasser de la plaque dentaire

À portée de main, le brossage des dents est résolument la solution la plus accessible pour combattre la plaque dentaire. Un brossage régulier permet d’éliminer la pellicule qui se dépose régulièrement sur et entre les dents, au fur et à mesure de la journée. Pour être efficace, le brossage doit se faire sur la face extérieure et intérieure des dents.

Manuel ou électrique, le brossage des dents doit être minutieux et intégral. Une fois cette étape passée, utilisez du fil dentaire, qui permet d’éliminer les aliments coincés entre les dents. La langue ne doit pas être oubliée après le brossage des dents. Véritable nid de bactéries, cette partie de la bouche mérite autant d’attention que les dents.

Il est conseillé d’utiliser du bicarbonate de soude, particulièrement efficace lorsque le tartre n’a pas encore minéralisé les dents. Simple d’utilisation, il suffit d’en saupoudrer les poils de la brosse à dents et de brosser comme vous le feriez avec du dentifrice.
Rendez-vous deux fois par an chez le dentiste

Faites contrôler et nettoyer vos dents au moins deux fois par an, afin de protéger votre dentition et votre santé en général. Le détartrage est le meilleur moyen pour éliminer tout risque de minéralisation et les conséquences qui peuvent en découler.

Une bouche saine est la garantie d’une bonne santé et cela passe aussi par les dents !

Refaire ses dents en Hongrie : un témoignage poignant.

Après de longues tractations commencées l’été dernier, je m’étais retrouvée enfin à Budapest où j’ai été opérée. Mais je vous avais envoyé un message pour vous faire part de ma gratitude.
En fait, je crois que vous ne vous rendez pas compte de ce que cela représente de se retrouver en Hongrie.
Beaucoup de gens en France et en Europe sont au bord du désespoir car leurs dents sont dans un triste état et ils ne voient pas le bout du tunnel car en France, à part le doliprane, tout sera bientôt trop onéreux. J’ai galéré pendant quatre ans. J’étais désespérée. Et puis il y a vous et mon avenir s’est éclairé.
Beaucoup de gens sont dans mon cas. Mais c’est une telle peur de partir à l’étranger à l’aveugle avec toutes les horreurs qui se déroulent dans le monde !
L’équipe du docteur D.I est extraordinaire. Vraiment !
Je me suis faite deux amies à Budapest car nous sommes tous là dans la même galère. La formule de l’hôtel est fantastique. La plupart des gens présents étaient là pour soigner leurs dents.
Une dame m’a même confié avoir perdu son compagnon à cause de ses problèmes de dents.
Donc tout cela pour vous dire que vous gagnez votre vie en mettant en relation des patients avec des dentistes mais c’est beaucoup plus que cela. Au-delà de la question financière, vous redonnez le goût de vivre aux gens.
Si vous avez un jour besoin que je rassure quelqu’un, n’hésitez pas à faire appel à moi. Mon cas était un cas lourd.
Il faudrait juste trouver un moyen de donner une confiance aux gens. Qu’ils aient la certitude que les dentistes hongrois gagnent de l’argent mais que leur préoccupation première est de rendre le sourire aux patients. Et donc la vie !
Merci encore une fois.
J’ai eu confiance en vous. Le pas était difficile à sauter. Mais j’en suis ravie chaque jour.
Un merveilleux été à vous”

Anne

Tourisme médical : la Grèce souhaite attirer 100 000 patients d’ici 5 ans.

Selon une étude rendue publique le 17 octobre dernier, le tourisme médical en Grèce pourrait attirer en l’espace de 5 ans, 100 000 patients et générer un CA de 400 M EUR.

L’hémodialyse, la rééducation, la FIV et les traitements spécialisés s’avèrent être les principaux secteurs porteurs dans lesquels des établissements publics et privés, séparément ou en PPP, pourraient offrir leurs services.

Le tourisme médical en Grèce

Tourisme médical en Gréce

Le tourisme médical est une pratique qui associe le tourisme aux services de santé. Plus de 50 pays reconnaissent le tourisme médical en tant qu’industrie nationale. Au cours des quelques dernières années, cette industrie a évolué assez rapidement. Le concept de tourisme médical a récemment commencé à être accepté par le public et les milieux médicaux aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, comme une vraie solution aux problèmes des soins de santé coûteux de ces pays. Pour les patients sans assurance maladie le tourisme médical offre une alternative intéressante aux soins de santé de plus en plus coûteux. En outre, le tourisme médical est bénéfique pour les patients qui recherchent de meilleurs soins médicaux que ceux offerts dans leur propre pays ainsi que pour ceux qui préfèrent la discrétion.

Même s’il s’agit d’un concept novateur, ce n’est pas une nouveauté. Les anciens grecs déjà parcouraient de longues distances pour profiter des propriétés thérapeutiques des sols, des sources thermales, d’eaux minérales, et pour rencontrer les thérapeutes célèbres de leur temps. En outre, les sanctuaires et lieux de récréation thérapeutique et de rajeunissement mental, comme le temple d’Asclépios, offraient leurs services et accueillaient des patients venant de loin.

Le principal avantage du tourisme médical est le fait qu’il associe des vacances et des soins de santé à l’étranger, souvent pour un prix inférieur à celui pratiqué dans le pays d’origine du patient. Une étude menée récemment a montré que jusqu’en 2017 plus de 16 millions d’Américains auront voyagé à l’étranger, principalement en Europe, pour profiter de services de soins médicaux complets. Selon le magazine «The Economist», en 2007, 150 000 Américains ont voyagé à l’étranger à la recherche de soins de santé de haute qualité et bon marché. Les soins médicaux offerts concernent très rarement des procédures d’urgence, ils sont le plus souvent liés au traitement de maladies chroniques : chirurgie cardiaque, l’arthroplastie du col du fémur etc… Les cas les plus courants, toutefois, sont liés à des procédures esthétiques et de dentisterie. Mais l’accréditation, la législation, la sécurité, les assurances et la qualité des soins médicaux varient substantiellement d’un pays à l’autre à travers le monde.

Pourquoi choisir le tourisme médical en Grèce ?

Il aurait été impossible pour les Grecs, une nation qui a toujours adoré la beauté naturelle et physique, de ne pas avoir une déesse qui protège et incarne ces qualités. Pour cette raison, ils vénéraient Vénus, qui symbolise la beauté éternelle. De plus, la Grèce est le pays qui a toujours, dès l’antiquité, admiré la beauté. Elle est aussi la patrie de la médecine et la santé y a été déifiée. La Grèce est constituée de milliers d’îles et possède d’innombrables monuments anciens et sites archéologiques. Sa capitale, Athènes, est une ville qui associe l’histoire, la mer et, selon les préférences, la vie nocturne intense ou tranquille. C’est certainement un lieu où l’offre peut satisfaire les clients les plus exigeants. 7% de tous les étrangers qui sont arrivés en 2007 dans le pays, avaient comme objectif le tourisme médical.

Il existe en Grèce de nombreuses cliniques privées qui offrent des forfaits de soins de santé complets et surtout la chirurgie esthétique et bariatrique / de l’obésité, comme par exemple l’Hôpital des Médecins, qui est le leader dans ce domaine. Au cours des quelques dernières années, les services offerts à travers le tourisme médical sont concurrents à ceux offerts dans bien d’autres destinations.

Source : Kerdos, 19/10/2012

Chirurgie à l’étranger : encadrement et prise en charge par Ypsée.

A travers cette vidéo vous pourrez suivre les services proposés par Ypsée qui encadre et sécurise le parcours patient ayant recours à la chirurgie à l’étranger. Cette vidéo vous permettra de voir l’organisation d’une entreprise spécialisée en chirurgie à l’étranger.

Née à Marseille, ville port et capitale de la mobilité Euro-méditerranéenne, Ypsée s’est spécialisée dans le conseil, le service et l’accompagnement des patients souhaitant avoir recours à une chirurgie à l’étranger. Élaboré avec de spécialistes référents, son « Pass Ypsée » offre un accompagnement global de la chirurgie à l’étranger (séjour médical) et vise à améliorer la relation patient – chirurgien.

La première étape de constitution du dossier consiste en une étude personnalisée : plusieurs avis et devis sont délivrés en ligne par les chirurgiens. Les détails sont délivrés de visu à l’occasion de vidéoconférence puis le chargé de clientèle met le patient en relation avec des personnes qui les ont précédées dans la démarche. Ypsée considère la transparence comme le principal gage de confiance de son organisation. Les chirurgiens sollicités se connectent par authentification et rentrent donc en relation directement avec les patients.

Une fois le séjour accepté, le calendrier peut se mettre en place. Rien d’automatique. La relation reste au cœur du process avec un impératif de sur-mesure.

À ce jour, Ypsée a accompagné 600 clients français à l’étranger dans une proportion de 60% pour des interventions esthétiques (dont 80% de femmes de 20 à plus de 50 ans), 40% pour des interventions dentaires (à parité homme/femme).

Retrouver son sourire en Hongrie à moindre coût : bridges, couronnes et implants dentaires.

Chirurgie dentaire en Hongrie : comment retrouver un sourire à moindre coût ?

 

Selon Wikipédia : « Le sourire est une expression du visage qui se forme par la tension de muscles, plus particulièrement aux deux coins de la bouche, mais aussi autour des yeux. Il exprime généralement le plaisir ou l’amusement mais aussi l’ironie, et joue un rôle social important »

Nous allons nous arrêter sur la dernière signification le sourire « joue un rôle social ». Comme le disait Antoine de Saint Exupéry « Un sourire est souvent l’essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire. »

Aujourd’hui se soigner les dents en France est devenu un luxe. La plupart des gens renoncent à leurs soins dentaires par manque de moyens financiers. Je ne parle pas des soins dentaires bien remboursés par la sécurité sociale mais tout ce qui concerne les couronnes dentaires, les bridges dentaires et les implants dentaires.

La seule option qui reste est d’aller se faire soigner à l’étranger. Ce sujet n’est plus du tout tabou. Les dentistes français tentent de vous dissuader en dramatisant le fait d’aller à l’étranger : qualité des matériaux pas aux RDV, compétences au rabais…Foutaise ! Partir en Hongrie pour ses soins dentaires permet d’économiser jusqu’à 60% par rapport au devis en France, sans aucun compromis de qualité aussi bien sur les matériaux employés que sur le niveau de compétence de l’équipe médicale.

Pour preuve ce témoignage poignant que nous avons reçu :

Marcelo, 59 ans, sérigraphe, J’ai des énormes problèmes dentaires, il ne me reste plus que 3 dents et cela fait des années que je suis dans cet état. Ma situation financière ne me permet pas de me faire soigner en France “.

J’ai honte de l’état dentaire dans lequel je suis, je ne souris plus, je n’arrive plus à manger correctement, et surtout en tant que dragueur je n’arrive plus du tout à attirer les femmes. Je comprends tout à fait, même moi je ne voudrai pas m’embrasser. Cette année j’ai réussi à faire un prêt bancaire pour pouvoir m’occuper de mes dents. Mais je n’ai pu faire un prêt bancaire que de 9 000 €. Je me suis tourné vers Ypsée qui m’a donné la possibilité de voir les options qui s’offraient à moi. Et j’en ai trouvé une ! »


Nous n’irons pas plus loin car nous avons prévu de filmer cette personne avec son accord tout au long de son parcours et vous verrez ainsi le parcours de soins dentaires : avant le départ, pendant le séjour dentaire et au retour.

Patience, la vidéo arrive bientôt…

Le Doc vous parle! Implant dentaire pour remplacer ses dents manquantes : quésako ?

Retrouvez notre nouvelle série mensuelle le Doc vous parle! Dans ce premier épisode de la série soins dentaires l’un des chirurgiens partenaires d’Ypsée nous explique comment remplacer une dent manquante par un implant dentaire sur différentes étapes : période de cicatrisation, nombre de séjours, risques et complications, suivi et garanties. Suivez le Doc vous parle! et rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode.

Merci Doc ! Enjoy 🙂

 

Coût des soins dentaires inaccessibles : tarifs réglementés et honoraires libres.

Dix milliards d’euros par an pour les soins dentaires.


Crédits photo : JENS MEYER/ASSOCIATED PRESS
Les dentistes rappellent leur importance dans l’activité économique.
Les dentistes, en congrès annuel jusqu’à vendredi à Paris, profitent de l’occasion pour rappeler le poids économique de leur profession. Les 40.100 chirurgiens-dentistes, dont 92% exercent en libéral, emploient 47.900 salariés. Ils font aussi travailler 17.800 personnes dans les laboratoires de prothèses et 4000 personnes chez leurs autres fournisseurs, souligne l’Association dentaire française (ADF, qui regroupe les principales organisations professionnelles et organise le congrès). L’an dernier, la dépense en soins dentaires des Français a atteint 9,9 milliards d’euros, sur 175 milliards de soins médicaux. Problème: l’Assurance-maladie rembourse très bien la prévention (visite annuelle) ou les soins conservatoires (traitement d’une carie, détartrage…) mais très mal les prothèses. Or, dans le premier cas, elle impose les tarifs, et reconnaît elle-même qu’ils ne sont plus fixés à leur juste valeur depuis des années. Les dentistes sont donc amenés à se «refaire» sur les couronnes et autres bridges, dont les tarifs sont, eux, libres.

Est-ce pour cela que les deux tiers des renoncements aux soins concernent le secteur dentaire, selon toutes les enquêtes? «Pour les personnes les plus pauvres, c’est une fausse excuse, répond le Dr Joël Trouillet, de l’ADF. Elles bénéficient de la CMU. Dans ce cas, la Sécu rembourse à 100% les prothèses, avec tiers payant. Les soins sont donc gratuits et on est plutôt face à un problème d’exclusion sociale, de personnes qui ne veulent pas aller chez le dentiste et ont besoin d’un accompagnement. Le problème financier se pose plutôt pour les personnes qui gagnent autour du smic, trop “riches” pour la CMU mais qui ont du mal à se payer une complémentaire santé.» Contrairement à une idée reçue, la part payée directement par les patients tend en effet à reculer (25,7% en 2010, contre 29,3% en 1995 selon la Cour des comptes), tandis que celle réglée par les complémentaires grimpe (37,1% contre 31,2%).

Pour en sortir, un rééquilibrage des tarifs, au profit de la prévention et des soins conservateurs, serait nécessaire. La convention dentistes-Sécu, qui fixe ces prix, doit être renégociée. Mais les dentistes n’attendent guère de miracle compte tenu de l’état des comptes publics…

Le revenu annuel médian des chirurgiens-dentistes tourne néanmoins autour de 75.000 euros (net de charges et impôts professionnels, avant impôt sur le revenu). Ce qui reste plus de quatre fois supérieur à celui des salariés. Mais l’ADF assure que 10% à 15% gagnent moins de 3000 euros mensuels, notamment parmi les jeunes qui investissent des centaines de milliers d’euros dans des équipements numérisés (imagerie, prise d’empreintes…).

Source : Le figaro (Olivier Auguste)

Tourisme dentaire: La directive sur les soins transfontaliers a été adoptée.

Du nouveau sur les soins transfrontaliers

Une directive précise les droits des patients et les modalités de remboursement.

C’est à une très large majorité que les eurodéputés, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont adopté aujourd’hui le rapport renforçant les droits des patients en matière de soins transfrontaliers.

Dans son communiqué de presse, la rapporteure Françoise Grossetête (Parti populaire européen) évoque « la fin du parcours du combattant pour les patients ». De fait, la directive améliore considérablement la sécurité juridique relative à l’accès et au remboursement des soins de santé reçus dans un autre pays européen que le sien.

Il ne s’agit cependant pas d’encourager le tourisme médical en Europe, ni de porter atteinte à la bonne gestion des systèmes de santé des 27 Etats membres. Au contraire, le texte vise à rendre possibles, sûrs et de qualité les soins de santé transfrontaliers quand ils s’avèrent utiles et nécessaires. L’autorisation préalable de l’Etat d’origine ne pourra être donnée que dans certaines conditions sachant que, grâce au Parlement européen, les motifs de refus constitueront une liste fermée.

Le texte donne également aux États les outils pour développer leur coopération dans plusieurs domaines, et notamment face aux maladies rares. Seul bémol, les eurodéputés n’ont pas réussi à obtenir la définition de normes européennes pour le partage de données sur Internet entre les différentes administrations de santé. Les États ont en effet préféré s’engager à une simple coopération en matière de santé en ligne.

Membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, saisie au fond sur ce texte, Catherine Soullie souligne l’avancée que représente ce texte pour l’Europe des citoyens. En plus de faciliter leurs démarches, dans une Europe où la mobilité est de moins en moins l’apanage des élites, la directive se base sur les besoins médicaux des citoyens et non sur leurs moyens financiers.

Source : Blog de Catherine Soullie

Les vrais prix de la santé du système Français.

« C’est gratuit », « Il n’y a rien à payer »… quand on parle de santé en France, on a l’impression que ça ne coûte rien ou presque. Passer un scanner, subir une opération des amygdales ou de la hanche est fréquent et tout le monde y a droit quels que soient ses moyens. L’hôpital ne demande aux patients de s’acquitter que du forfait journalier de 18 € et de 91 € en cas d’opération. Pour la plupart, cette somme est même remboursée par leur organisme de mutuelle ou les complémentaires santé. Pour les autres, c’est bien souvent l’Etat au travers de la couverture maladie universelle (CMU) qui prend en charge ces frais intégralement.

Des opérations très coûteuses

Et pourtant tous ces actes ont un coût et pas des moindres, car, entre ce qui est demandé aux patients et le vrai coût des soins, les différences sont surprenantes. Ainsi une banale opération de l’appendicite coûte 6.200 €, l’ablation des amygdales et des végétations, très fréquente chez les enfants, s’élève à 2.500 €. Des sommes largement dépassées pour des opérations plus lourdes comme la pose d’une prothèse de hanche, qui revient à 8.000 €, ou une greffe de cœur, qui approche les 50.000 €. De même, une journée dans un service de psychiatrie fermé approche les 1.000 € et une journée en réanimation s’élève à 2.550 €.

Au total, l’ensemble des dépenses de santé en France en 2009 – incluant les soins à l’hôpital, les consultations chez le médecin ou le dentiste, les analyses médicales ainsi que l’achat des lunettes ou de médicaments – s’élève à 175,7 milliards d’euros. Mais alors, qui paye ce prix ? C’est la Sécurité sociale à 75,5 %. Le reste étant pris en charge par les complémentaires santé comme les mutuelles ou les sociétés d’assurances ainsi que par les ménages.

23 milliards de déficit

Une prise en charge importante qui explique en partie le déficit abyssal de la Sécurité sociale, qui ne cesse de se creuser depuis des années et qu’aucun gouvernement n’arrive à endiguer. Il atteint cette année plus de 23 milliards d’euros et devrait se creuser de 5 milliards supplémentaires si rien n’est fait. Face à cela, le ministère du Budget a annoncé un certain nombre de mesures destinées à le réduire et il espère dégager 2,5 milliards d’économies d’ici l’année prochaine.

Pour Lucien Bennatan, président du groupement de pharmaciens PHR qui représente 10 % de la profession, la Sécu devra impérativement changer dans les prochaines années. « A terme, la Sécu deviendra le RMI de la santé. Elle ne sera là que pour les maladies lourdes et se désengagera de pathologies plus légères. Elle ne remboursera plus les traitements liés par exemple au rhume ou à la gastro et demandera aux patients d’avoir une complémentaire santé. En clair les Français devront payer plus. Ceux qui ne le pourront pas seront aidés par l’Etat mais les autres vont forcément voir leurs cotisations augmenter. »

Étrangement, alors que tout le débat porte sur les déficits, il est étonnant que la plupart des Français ignorent le coût réel des actes médicaux mais également que les autorités ne fassent pas de travail pédagogique.

Source : Romain Katchadourian, Francesoir.fr

Commentaires suite au reportage d’Envoyé spécial : fausses dents, vrais doutes

Le reportage diffusé jeudi dernier a fait grand bruit et continue d’en faire. Il n’y a qu’à regarder sur le forum de l’émission pour s’en convaincre, les esprits s’échauffent entre patients et praticiens mais surtout entre les praticiens eux mêmes puisque dentistes et prothésistes se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation.

Pourtant les faits sont là : entre 15% et 30% des dents en céramique implantées en France sont fabriquées à l’étranger. Chine, Thaïlande, Madagascar… les producteurs de ces pays vendent leurs couronnes en céramique deux à trois fois moins cher qu’en France. C’est dire la marge que certains chirurgiens dentistes français peuvent réaliser sans pour autant la répercuter aux patients…

Une situation d’autant plus inquiétante que les contrôles en termes de sécurité et de santé sont quasi inexistants en France, faute de réglementation spécifique. L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de santé (AFSSaPS) indique ne pas avoir connaissance d’incidents sur des prothèses d’importation, c’est sûr vu qu’elle reconnait elle même que les contrôles sont très difficiles à mettre en place.

Pourtant une traçabilité sérieuse de ces produits d’importation lèverait tous les doutes et les inquiétudes. Mais il n’en est rien. Les praticiens français n’ont en effet aucune obligation de signaler la provenance de leurs prothèses et ce n’est pas près de changer. En effet la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) vient de bloquer une proposition d’amendement de la loi de financement de la sécurité sociale 2009 déposée par deux députés, cet amendement avait pour objectif d’obliger les chirurgiens dentistes à faire figurer l’origine de leurs prothèses sur les devis.

Affaire à suivre…