Les Français pessimistes sur l’avenir du remboursement des soins

Très attachés au système de remboursement des soins par l’Assurance Maladie, les Français sont toutefois très pessimistes quant à sa pérennité, selon une étude de l’institut de sondage TNS-Sofres publiée mardi dans La Tribune.

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale atteindra 23,2 milliards d’euros cette année, selon les prévisions de la Commission des comptes de la sécurité sociale. C’est dans ce contexte que doit être présenté le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2011. C’est aussi dans ce contexte que La banque Postale, La Mutuelle Générale et La Tribune publient le Baromètre Prévoyance Santé, qui montre l’inquiétude croissante des Français à l’égard de l’avenir des remboursements des soins.

Réalisée par l’institut de sondage TNS-Sofres, l’étude a été réalisée au début de l’été auprès d’un millier de personnes. Elle révèle que les Français sont globalement satisfaits des taux de remboursements des soins (consultations médicales et produits de santé) par l’Assurance maladie, mais qu’ils sont inquiets quant à la pérennité de ce système.

Dans le détail, on constate que le remboursement des consultations de médecins généralistes donne satisfaction à la très grande majorité des citoyens (88 %). La prise en charge des frais de radiologie et d’hospitalisation est également jugée satisfaisante pour la plupart d’entre eux (71 % et 67 % respectivement). Mais quand on demande aux Français s’ils jugent satisfaisant le remboursement des médicaments et des consultations chez le spécialistes : ils ne sont plus que 59 % et 53 % à le penser. Et ils sont carrément insatisfaits des niveaux de remboursement des consultations pour lesquelles les honoraires sont libres et de certaines dépenses particulièrement coûteuses comme les soins dentaires ou optiques (lunettes et lentilles).

Une inquiétude de plus en plus forte

L’étude, qui est la 4ème du genre, montre un accroissement du pessimisme des Français depuis 2007, puisqu’ils sont désormais 83 % à se déclarer pessimistes à l’égard de l’avenir du remboursement des soins de santé, contre 76 % 3 ans plus tôt.

Leur inquiétude porte plus précisément sur le taux de remboursement des médicaments. Les vagues successives de déremboursement orchestrées par le ministère de la Santé ont non seulement entamé leur satisfaction actuelle (59 % sont satisfaits du niveau de remboursement actuel contre 64 % en 2009), mais elles augurent un avenir plus sombre pour 83 % des personnes interrogées (contre 69 % en 2007). D’ailleurs, près des 2/3 d’entre elles jugent “pas normal” de dérembourser des médicaments.

Ces réponses traduisent le fort attachement des Français à leur système de santé : ils sont 55 % à vouloir que l’État garantisse sa pérennité et que l’Assurance maladie continue à rembourser les dépenses de santé.

Pour pallier le déficit de remboursement, les Français se tournent vers les mutuelles ou les complémentaires santé, qu’ils sont de plus en plus nombreux à juger indispensables (83 % contre 77 % en 2009). La majorité d’entre eux en sont satisfaits, dans l’absolu et en termes de rapport qualité/prix (85 %).

Interrogés sur le principe de désigner un médecin traitant, les 2/3 des Français pensent que c’est une bonne chose, un jugement en progression par rapport à 2006 (+ 6 points). D’ailleurs, ils sont 9 sur 10 à respecter le parcours de soins coordonnés (mais seulement 6 sur 10 systématiquement). Une proportion non négligeable (30 %) ignore toutefois que le niveau de remboursement par l’Assurance Maladie en cas de non-respect de ce parcours de soins va baisser (30 % au lieu de 50 % précédemment). Quand on les en informe, ils sont 55 % à penser qu’il s’agit d’une “mauvaise” mesure.

Amélie Pelletier

Source :
Baromètre Prévoyance – 4ème vague Santé, La banque Postale, La Mutuelle Générale et La Tribune. En ligne prochainement sur le site de l’institut de sondage TNS-Sofres.

Les vrais prix de la santé du système Français.

« C’est gratuit », « Il n’y a rien à payer »… quand on parle de santé en France, on a l’impression que ça ne coûte rien ou presque. Passer un scanner, subir une opération des amygdales ou de la hanche est fréquent et tout le monde y a droit quels que soient ses moyens. L’hôpital ne demande aux patients de s’acquitter que du forfait journalier de 18 € et de 91 € en cas d’opération. Pour la plupart, cette somme est même remboursée par leur organisme de mutuelle ou les complémentaires santé. Pour les autres, c’est bien souvent l’Etat au travers de la couverture maladie universelle (CMU) qui prend en charge ces frais intégralement.

Des opérations très coûteuses

Et pourtant tous ces actes ont un coût et pas des moindres, car, entre ce qui est demandé aux patients et le vrai coût des soins, les différences sont surprenantes. Ainsi une banale opération de l’appendicite coûte 6.200 €, l’ablation des amygdales et des végétations, très fréquente chez les enfants, s’élève à 2.500 €. Des sommes largement dépassées pour des opérations plus lourdes comme la pose d’une prothèse de hanche, qui revient à 8.000 €, ou une greffe de cœur, qui approche les 50.000 €. De même, une journée dans un service de psychiatrie fermé approche les 1.000 € et une journée en réanimation s’élève à 2.550 €.

Au total, l’ensemble des dépenses de santé en France en 2009 – incluant les soins à l’hôpital, les consultations chez le médecin ou le dentiste, les analyses médicales ainsi que l’achat des lunettes ou de médicaments – s’élève à 175,7 milliards d’euros. Mais alors, qui paye ce prix ? C’est la Sécurité sociale à 75,5 %. Le reste étant pris en charge par les complémentaires santé comme les mutuelles ou les sociétés d’assurances ainsi que par les ménages.

23 milliards de déficit

Une prise en charge importante qui explique en partie le déficit abyssal de la Sécurité sociale, qui ne cesse de se creuser depuis des années et qu’aucun gouvernement n’arrive à endiguer. Il atteint cette année plus de 23 milliards d’euros et devrait se creuser de 5 milliards supplémentaires si rien n’est fait. Face à cela, le ministère du Budget a annoncé un certain nombre de mesures destinées à le réduire et il espère dégager 2,5 milliards d’économies d’ici l’année prochaine.

Pour Lucien Bennatan, président du groupement de pharmaciens PHR qui représente 10 % de la profession, la Sécu devra impérativement changer dans les prochaines années. « A terme, la Sécu deviendra le RMI de la santé. Elle ne sera là que pour les maladies lourdes et se désengagera de pathologies plus légères. Elle ne remboursera plus les traitements liés par exemple au rhume ou à la gastro et demandera aux patients d’avoir une complémentaire santé. En clair les Français devront payer plus. Ceux qui ne le pourront pas seront aidés par l’Etat mais les autres vont forcément voir leurs cotisations augmenter. »

Étrangement, alors que tout le débat porte sur les déficits, il est étonnant que la plupart des Français ignorent le coût réel des actes médicaux mais également que les autorités ne fassent pas de travail pédagogique.

Source : Romain Katchadourian, Francesoir.fr

Assurance maladie : les mutuelles santé menacent d’augmenter leurs tarifs de 8%

Découvrez dans cette interview menée par la tribune du docteur Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la Mutualité française, ce qui risque d’arriver aux clients des mutuelles santé face aux réductions de remboursement de sécurité sociale que prépare le gouvernement pour faire des économies dans le budget 2011 et réduire le “trou de la Sécu”.

Le gouvernement qui fait la chasse aux niches fiscales et sociales dans le cadre de la préparation du budget 2011 pourrait aussi annoncer un plan de 2,5 milliards d’euros d’économies. Est-ce à la hauteur des enjeux ? Docteur Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité française – C’est clair que ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Il suffit de comparer ce montant de 2,5 milliards d’euros aux 12 ou 13 milliards de déficit annuel accusé par l’assurance-maladie. Il ne s’agit là que de rustines. Les 2,5 milliards ne permettront au mieux que de maintenir le déficit au niveau de 2010 ! De plus, parler d’économies avec ce plan est un abus de langage. Ce sont des économies pour la Sécurité sociale, mais certainement pas pour les Français qui, eux, paient chaque mois leur mutuelle ou leur assurance complémentaire.

– Cela veut-il dire que les mutuelles vont augmenter les cotisations si les mesures comme la baisse du taux de remboursement de certains médicaments ou de certains actes étaient confirmées ?

Contrairement à la Sécurité sociale, les mutuelles ne peuvent pas être en déficit. Elles doivent non seulement avoir un budget à l’équilibre, mais aussi disposer de réserves. Si toutes ces mesures se confirment, les mutuelles n’auront donc pas d’autre choix que de relever le niveau des cotisations.

– Concrètement, de quelle ampleur pourrait-être le relèvement des cotisations ?

– Il y a quelques jours, nous avons appris que les complémentaires santé allaient être soumises à une nouvelle taxe de 1,1 milliard d’euros sur les contrats santé responsables pour financer la Cades. Dans le plan d’économies évoqué aujourd’hui, il y aurait encore 500 millions d’euros de plus à la charge du secteur. A cela, il faut ajouter l’augmentation tendancielle des dépenses de santé de l’ordre de 2,8 %. Si on met tout cela bout à bout, cela pourrait représenter 8 points d’augmentation des cotisations. Ceci ne manquera pas de pénaliser les adhérents des mutuelles, très largement issus des classes moyennes.

– Vous êtes en désaccord avec les mesures envisagées mais quelles sont vos alternatives ?

– Tout d’abord convaincre les députés et sénateurs de ne pas voter de telles mesures ! Ce plan d’économies se limite à des mesures strictement financières, il ne traite pas le problème de fond, à savoir comment rendre le système de soins plus efficient ? Parfois même le gouvernement donne des signaux contradictoires. C’est notamment le cas avec la taxation de 3,5 % sur les contrats santé responsables pourtant créés en 2004 dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie pour améliorer la coordination des soins. Globalement, il faudrait réfléchir à réorganiser la médecine de ville, revoir la manière dont nous prenons en charge les maladies chroniques puisque chacun sait que pour ces pathologies le paiement à l’acte n’est pas adapté et développer par exemple la chirurgie ambulatoire. En fait, tout ceci nécessite de modifier les habitudes et les comportements des assurés et des professionnels de santé.

Source : La Tribune.fr


Commentaires des internautes :

  • BabyLony a écrit le 20/09/2010 à 05:57 :
    • A quand l’extension des franchises de responsabilité à l’AME et la CMU? Quand la Sécu ressemblera plus à MediCare ou MedicAid que notre Sécu de 1945. C’est drôle cette privatisation, je l’imaginais déjà en 1989… Et comme dit ARIS, les syndicats sont soudainement muets? ARIS, les responsables syndicaux sont payés par l’URSSAF, ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils se trouvent!
  • ARIS a écrit le 17/09/2010 à 18:43 :
    • C’est le début de la privatisation de la Sécurité Sociale. On transfère d’abord en douceur vers les mutuelles. C’est bizarre mais là on n’entend pas les syndicats et pourtant c’est bien la seule chose où ils devraient être très présents. Collusion ?…..
  • AG4985 a écrit le 17/09/2010 à 18:06 :
    • Président du pouvoir d’achat. QUI osera écrire la vérité sur le sujet en 2012?
  • brothersinarms a écrit le 17/09/2010 à 16:52 :
    • Petit a petit la privatisation de la secu fait son nid … Les mutuelles comme Mederic se frottent les mains
  • Cestlacrise a écrit le 17/09/2010 à 15:23 :
    • @EIFFEL : au contraire, c’est la natalité qui nous sauve et qui sauve notre système. Sans natalité, vous n’auriez que de vieux retraités et personne pour cotiser !!! Il faut à l’inverse plus d’enfants !
  • guy.lemaire a écrit le 17/09/2010 à 14:00 :
    • oui malgré moi, je suis soigné depuis plus d’an an pour un cancer de l’oesophage en CHRU , aprés 2 périodes de 2 x 100 h en chimio et 25 scéances de radiothé., opération, aprés examen de controle c’est passé ailleurs 3 x cycles de 21 jours de chimio je devrais avoir fini ici fin septembre je sais le cout énorme de tous cette aventure (récemment 1 injection = 1232 euros) j’aurai préféré de passer devant la phamarcie que d’y entrer
  • OJN a écrit le 17/09/2010 à 13:45 :
    • Evidemment on ne parle pas du revenu des professionnels de santé qui pour certains (radiologues, anesthésistes, dentistes, pharmaciens etc…) se rapporche de ceux des traders… Ces mêmes médecins sont trop bien représentés au parlement pour ne pas être pénalisés. Les patients paieront… s’ils peuvent…
  • henry a écrit le 17/09/2010 à 12:43 :
    • C’en est bien fini de la SECU, coulée par l’incurie de la gestion gouvernementale.
  • HRV a écrit le 17/09/2010 à 12:05 :
    • Article à rapprocher de celui d’hier où la com gouvernementale annonçait que les malades ne paieraient pas!D’un côté un gouvernement irresposnable de l’autre des mutuelles qui gardent les pied sur terre. Le gouvernement Sarkozy sappe pierre par pierre le système social pour faire le lit des assurances privées. Il est regrettable de voir dans un pays développé comme la France que de plus en plus de personne (en particulier les jeunes) se retrouvent plus ou moins exclus du système de santé. Conséquence à long terme une dégradation de la santé de l’ensemble de la population. mais notre Conducator n’ a que faire de perspectives à LT pour lui l’échéance c’est 2012 et entre temps faire plaisir aux médécins non conventionnés!
  • pasglop a écrit le 17/09/2010 à 12:03 :
    • la sécu aux mains du privé depuis le temps qu l’on vous le dit , cela arrive a grand pas . le seul problème est celui du financement par les cotisations . l’ allègement patronal supérieur au soit disant déficit de la sécu ; n’allez pas chercher ailleurs .
  • Oldtimer a écrit le 17/09/2010 à 12:02 :
    • On attend toujours une véritable politique de santé, et non un détricotage comptable des acquits sociaux. Pauvre France!
  • lamiche a écrit le 17/09/2010 à 11:58 :
    • il n’y a pas d’augmentaion d’impots, nous dit mr Fillon, mais tout le reste augmente. Ce gouvernement agit dans le désordre et la précipitation avec 2012 comme seul objectif. Le français moyen paiera encore un peu plus et ceux qui bénéficient de la CMA et la CMU seront les grands bénéficiaires. Conclusion: en France , il vaut mieux être au RSA , bénéficier de la CMU ou être clandestin pour être pris en charge en totalité pour les soins
  • POPSATCH a écrit le 17/09/2010 à 10:27 :
    • On reduit les remboursements à la portion congrue, obligeant les mutuelles à une plus grande prise en charge, donc à une augmentation des cotisations. Il n’y a pas de hausse des prélèvements sociaux mais un effort financiers plus important pour les patients (enfin ceux qui le peuvent!). Ils sont quand même malins nos dirigeants!
  • Daniel R a écrit le 17/09/2010 à 10:05 :
    • Les mutuelles menacent? Les mutuelles sont des entreprises à but non lucratif, comme la Sécu. De nombreux salariés sont obligés par la loi Fillon 2003 d’y adhérer et de cotiser. Il s’agit donc pour ces derniers d’un impôt. Les mutuelles sont appelées à remplacer petit à petit, elles ne font que redistribuer l’argent qu’elles recueillent. Si les dépenses augmentent en particulier les taxes, elles ne pourront qu’augmenter les cotisations. Ce n’est pas une menace, c’est une saine gestion, tout le monde devrait le savoir.

EIFFEL a écrit le 17/09/2010 à 09:43 :

  • L’augmentation est logique. Les consommateurs de soins seront au final pénalisés et devront modérer leur propension à acheter des soins. Si les coûts relatifs à la santé augmente, les ménages seront davantage responsabilisés et le déficit de la sécu devrait baisser. De même l’augmentation générale du coût de la vie devrait inciter les ménages à faire moins d’enfants pour adapter leurs revenus à leurs besoins. La baisse de la natalité permettra également à la France de réduire ses déficits.
  • Ligne bleue des vosges a écrit a écrit le 17/09/2010 à 09:43 :Ces nouvelles mesures impacteront directement le pouvoir d’achat de la très grande majorité des français mais surtout les plus précaires. D’ores et déjà certains évitent de faire des actes de prévention et de conservation (dents, soins courants). Les siphonnages sont en contradiction avec le parcours de santé responsable. Ces décisions à courte vue purement financières ne réoudront pas une réforme globale et cohérente de la santé.

Soins reçus à l’étranger et réforme de santé aux Etats – Unis.

Le tourisme, c’est la santé! C’est l’un des arguments revenus au Congrès dans le débat sur la réforme de la santé: si le système de santé américain est le “meilleur au monde”, comme le disent volontiers les opposants à la réforme, pourquoi tant d’Américains partent-ils se faire traiter à l’étranger ?. Mais si le système américain est si mauvais qu’Obama et les démocrates le décrivent, rétorquent les tea partiers, pourquoi tant d’étrangers (comme notre Johnny Halliday…) viennent-ils se faire soigner aux Etats-Unis ?

Voici donc les chiffres, fournis par le Deloitte Center for Health Solutions et repris ici aussi par le St. Petersburg Times. En 2009, plus de 648.000 Américains ont voyagé à l’étranger afin d’y recevoir des traitements médicaux. Ce nombre est en hausse et pourrait atteindre 1,6 million en 2012, prévoit le Deloitte Center. Soit aussi un manque à gagner estimé à près de 16 milliards de dollars l’an dernier. La raison principale est le coût: les soins sont très onéreux aux Etats-Unis, jusqu’à 80% plus cher qu’à l’étranger. Par le passé, les touristes médicaux partaient surtout pour des opérations de chirurgie esthétique. Maintenant, les patients voyagent pour toutes sortes d’opérations s’ils sont non-assurés ou si leurs assurances comportent des franchises trop élevées. Les employeurs sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à offrir à leurs salariés des assurances santé incluant la possibilité de se faire traiter en dehors du territoire américain. Mais il est vrai que les Etats-Unis attirent aussi des touristes médicaux, qui rapportent quelques 5 milliards de dollars par an, selon une autre étude Deloitte réalisée en 2008. Plus de 400 000 étrangers viennent chaque année se faire soigner sur le territoire américain. Ce sont souvent des malades très fortunés, ou dotés de généreux sponsors, qui viennent profiter des côtés positifs de la médecine américaine: des spécialistes qui sont parmi les meilleurs au monde, des traitements innovants et des équipements ultra-perfectionnés.

L’une des promesses phare du président Obama durant sa campagne a été le projet de loi, sur la réforme du systeme de santé . Ce projet de loi véritable révolution outre-Atlantique, vise à étendre la couverture de santé à plus de 30 millions d’Américains qui en sont aujourd’hui dépourvus. Une couverture médicale dont le coût est estimé à plus de 800 milliards de dollars d’ici à 2019.

La Chambre des représentants américaine se prononce ce dimanche sur la réforme historique de l’assurance maladie dans un vote décisif afin de permettre au président Barack Obama de promulguer une loi, après plusieurs décennies de tentatives infructueuses.

Médecine esthétique : quels praticiens pour quels actes ?

La Direction générale de la santé (DGS) déclare dans un récent rapport être de plus en plus sollicitée par des personnes ayant des complications, aux séquelles parfois définitives, liées aux conséquences d’actes de médecine esthétique.

Le problème a deux origines :

– la première est que “certains actes n’ont pas été suffisamment éprouvés avant leur utilisation en routine”, en bref de nombreux produits censés remplacer le passage sous le bistouri sont inefficaces et en plus sont dangereux. On apprend que ces produits n’ont fait l’objet “d’aucune études cliniques préalables” alors qu’ils sont “présentés comme scientifiquement validées”. Les techniques et produits les plus controversés sont la mésothérapie, les injections pour ‘lipolyse’, les injections de produit de comblement. Et la liste n’est pas exhaustive.

– la deuxième est que ces actes sont parfois réalisés par des professionnels non compétents ou dans des locaux inadaptés. Alors que l’on pourrait penser que seuls les chirurgiens plasticiens et les dermatologues sont autorisés à pratiquer ces actes, ce n’est en fait pas le cas dans la pratique. Autrement dit certains jouent encore aux apprentis sorciers, le spectre du Dr MAURE semble s’être estompé dans pas mal de mémoires…

On comprend mieux pourquoi la DGS souhaite améliorer la sécurité de ces pratiques qui, actuellement, ne sont pas encadrées…

Les tarifs des médecins maintenant sur internet

Depuis le mois d’août 2008, les internautes peuvent désormais accéder aux tarifs pratiqués par les médecins et les dentistes.

En effet la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) met en ligne sur son site Internet ameli.fr, les tarifs pratiqués par les médecins et dentistes. Le but de ces informations est d’orienter les patients afin d’éviter les dépassements d’honoraires en «constante augmentation», selon un rapport de l’assurance-maladie datant de 2005.

Pour les dentistes, il est maintenant possible de connaitre les prix des actes les plus couramment pratiqués puisque fixés par la Cnam. Pour ce qui est des couronnes, par exemple, ce seront des repères tarifaires basés sur les tarifs pratiqués durant les six derniers mois.

Une somme de renseignements qui déplaît fortement aux dentistes. Ces derniers agitent le spectre de l’entente sur les honoraires et de niveler les tarifs par le haut !!

La correction de la vision au laser en Tunisie

La correction de la vision au Lasik Excimer a de plus en plus de succès car elle permet aux myopes, astigmates et autres hypermétropes de se passer de la contrainte de porter des lunettes. Une fois les examens préopératoires réalisés, l’opération ne dure que quelques minutes en anesthésie locale. Aucune nuit d’hospitalisation n’est nécéssaire, le patient peut sortir le jour même.

 

Cependant cette intervention n’est pas encore à la portée de toutes les bourses puisqu’il faut compter en France en moyenne 2000 €, aucune prise en charge par l’assurance maladie n’étant possible.

C’est pourquoi, la Tunisie est devenue la destination de référence et attirent de plus en plus d’Européens notamment des Français qui se laissent séduire non seulement par le prix, près de 50% moins cher qu’en France, mais aussi par des chirurgiens formés et diplomés en France et un niveau d’équipement à la pointe des dernières évolutions technologiques comme la découpe du volet cornéen au laser (Femtoseconde).

L’Europe favorable à la mobilité des patients

Face aux disparités liées à la qualité des soins médicaux ou à la longueur des listes d’attente entre Etats membres, l’U.E. veut promouvoir la libre circulation des patients. C’est ce que le commissaire européen Androulla Vassiliou a annoncé dans son projet de directive le 1er juillet 2008.

Bruxelles veut en effet graver dans le marbre plusieurs arrêts isolés de la Cour européenne de justice qui ont fait jurisprudence. Ces arrêts ont définit que, pour un même traitement, un patient européen a le droit d’être aussi bien remboursé dans un pays de l’Union européenne autre que son pays d’origine. Les patients peuvent choisir, à titre personnel et sans autorisation préalable, de traverser la frontière. S’ils doivent avancer les frais, ils sont remboursés à hauteur de ce qu’ils percevraient dans leur pays.

Cette directive devrait favoriser davantage le “tourisme médical”, notamment le “tourisme dentaire” qui connait un franc succès depuis quelques années avec les destinations reconnues que sont Budapest ou encore Sopron en Hongrie.

Certains pays comme la France expriment leurs craintes de voir leur système hospitalier déjà mal en point littéralement explosé sous la pression de patients venus des nouveaux pays de l’union. A cela, Bruxelles tempère en disant que seuls 4 patients européens sur 100 disent recourir aux traitements transfrontaliers et que pour les soins hospitaliers, la Commission prévoit la possibilité pour l’Etat d’où vient le patient d’introduire un système de pré-autorisation.

L’Europe des services, y compris des services de santé est en marche…

Combien m’a couté mon nouveau sourire à Budapest…

En date du 18 mai 2008, j’ai écrit un article intitulé “Refaire toutes ses dents à Budapest : mon propre témoignage“, un internaute Franck m’a fait remarqué à juste titre dans un commentaire que je n’avais pas abordé les aspects financiers.
Ce que je vais donc faire aujourd’hui.

Pour rappel, mon plan de traitement était le suivant : 2 extractions, 14 obturations, 9 plombages en composite II, 23 couronnes “provisoires”. Ensuite les couronnes à proprement parler : 12 en Procéra (Céramique pure fabriquées en Suède) pour la partie visible de ma dentition en haut et en bas et 11 en Céramo-métal (Céramique avec une base métal) pour la partie non visible (les dents du fond), en tout 23 couronnes “définitives”.

J’ai payé 12546 €, pour info, les devis comparatifs que j’ai obtenu en France s’élevaient au bas mot à 20 000 € pour le même plan de traitement.
La question qui se pose maintenant est : sur cette somme de 12546 €, combien la sécurité sociale et ma mutuelle en France vont ils me prendre en charge ? (Pour tous ceux qui ne savaient pas encore que c’était possible, lire les articles du 9 juin, 21 avril, 8 avril, 8 mars).

La réponse est 8546 €.

Ma mutuelle rembourse en effet correctement les prothèses dentaires, à savoir 400 % du taux de la sécu ce qui correspond pour les non initiés à un peu plus de 300 € par couronne quelque soit la qualité de celle ci (Procéra ou Céramo métal).

Au final, j’ai déboursé de ma poche 4000 € pour refaire toute ma dentition. A cela bien sûr, il faut rajouter les frais de déplacement et de séjour sur place, en tout 550 € soit au total 4550 €.

J’espère que ces informations vous seront utiles.

Reportage de LCM : Budapest, destination favorite des patients Marseillais pour les soins dentaires

Le vendredi 23 mai au journal de LCM présenté par Guillaume Blardone a été diffusé un reportage sur des patients Marseillais partis avec Ypsée pour leurs soins dentaire en Hongrie.

Tout le monde peut ainsi découvrir la clinique et ses équipements ultra modernes, les chirurgiens dentistes et le personnel médical qui parlent français mais surtout le témoignage d’une patiente visiblement enchantée par les résultats de son traitement.

De nombreuses explications sont données sur le pourquoi de telles économies notamment sur le fait que les prothésistes et les personnels sont 70 à 80 % moins chers qu’en france pour des qualités de soins et de prothèses équivalentes. De plus une information majeure souvent méconnue du grand public est délivrée, il s’agit de la possibilité pour un citoyen Français d’être remboursé par l’assurance maladie pour des soins reçues dans un autre pays de l’union européenne…