Médecine esthétique : quels praticiens pour quels actes ?

La Direction générale de la santé (DGS) déclare dans un récent rapport être de plus en plus sollicitée par des personnes ayant des complications, aux séquelles parfois définitives, liées aux conséquences d’actes de médecine esthétique.

Le problème a deux origines :

– la première est que “certains actes n’ont pas été suffisamment éprouvés avant leur utilisation en routine”, en bref de nombreux produits censés remplacer le passage sous le bistouri sont inefficaces et en plus sont dangereux. On apprend que ces produits n’ont fait l’objet “d’aucune études cliniques préalables” alors qu’ils sont “présentés comme scientifiquement validées”. Les techniques et produits les plus controversés sont la mésothérapie, les injections pour ‘lipolyse’, les injections de produit de comblement. Et la liste n’est pas exhaustive.

– la deuxième est que ces actes sont parfois réalisés par des professionnels non compétents ou dans des locaux inadaptés. Alors que l’on pourrait penser que seuls les chirurgiens plasticiens et les dermatologues sont autorisés à pratiquer ces actes, ce n’est en fait pas le cas dans la pratique. Autrement dit certains jouent encore aux apprentis sorciers, le spectre du Dr MAURE semble s’être estompé dans pas mal de mémoires…

On comprend mieux pourquoi la DGS souhaite améliorer la sécurité de ces pratiques qui, actuellement, ne sont pas encadrées…