Médecins spécialistes : la pénurie arrive en France

Gynécologues, chirurgiens, ophtalmologistes, anesthésistes, urologues… Les spécialistes de santé français sont en voie de disparition.

La médecine spécialisée est en péril. En cause, le manque de bras, une crise des vocations, mais aussi des quotas montrés du doigt. Un exemple ? l’État n’octroie que 25 postes de chirurgie viscérale par an, alors qu’il en faudrait une bonne centaine. Même problème du côté des gynécologues obstétriciens, où 150 nouveaux spécialistes arrivent chaque année, pour gérer quelque 800 000 naissances.

Surchargés de travail, les spécialistes doivent aussi gérer des primes d’assurances qui explosent, à cause des risques de procès. Au cœur de ces professions mal-aimées par les jeunes, le métier de chirurgien en structure publique.

Les spécialistes de santé sont en voie de disparition et leur pénurie pose de vraies questions, en terme de formation et de recrutement. Malgré la venue de médecins étrangers, Jacques Caton, président du Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes s’inquiète : « Si nous ne faisons rien pour attirer les jeunes, nous allons vers de gros soucis de qualité et de sécurité pour les patients ».

La France est elle en train de reproduire les mêmes erreurs commises par nos amis Anglais il y a quelques années ?