Moins de patients étrangers dans les hôpitaux de Thaïlande

Les grands hôpitaux de Bangkok ont connu une chute de fréquentation des patients étrangers au premier trimestre 2009, attribuée à l’agitation politique et au ralentissement économique. Selon les analystes de Trinity Securities la baisse devrait se poursuivre au deuxième trimestre.

Le tourisme médical n’est pas à l’épreuve des crises qui ont secoué la Thaïlande ces derniers mois. Jusqu’à présent le secteur du tourisme médical avait régulièrement enregistré des taux de croissance annuels à deux chiffres. Depuis 2002, le nombre de patients étrangers dans les hôpitaux thaïlandais à plus que doublé passant de 620.000 à 1,45 millions l’année dernière. Mais pour la première fois cette année la tendance s’est inversée.

Le nombre de patients étrangers à diminué de 5% au Burmrungrad Hospital au cours du premier trimestre de cette année : les patients en provenance des États-Unis ont progressivement diminué depuis le début de l’année, mais ceux du Moyen-Orient sont en augmentation.

Sur le long terme, les prévisions économiques concernant le tourisme médical restent optimistes : le rapport Asian Medical Tourism Analysis (2008-2012) prévoir une croissance annuelle moyenne de 16% sur le secteur pour les cinq prochaines années. Or la Thaïlande occupe une place de leader en Asie, suivi par Singapour et l’Inde, les Philippines et la Malaisie

La Provence.com : Eco portrait d’Ypsée

L’ENTREPRISE

Depuis octobre 2007, l’entreprise Ypsée, basée à Marseille, aide les personnes désirant bénéficier d’une intervention esthétique à l’étranger. La société les met en relation avec des cliniques et chirurgiens partenaires situés en Tunisie, au Maroc et en Hongrie. Les opérations doivent être dans les domaines de la chirurgie dentaire, esthétique et de la correction de la vision au laser.
Première entreprise française du genre, Ypsée ne travaille qu’avec des médecins ayant été formés en France. Pour 145 euros, tout le monde peut bénéficier de ses services. Une fois les questionnaires médicaux remplis et les demandes précisément formulées, les devis sont envoyés par internet. Le patient prend alors directement contact avec le chirurgien et Ypsée n’intervient plus.
Si les frais de transports sont à la charge du patient, la société s’occupe à 80 % des réservations de billets d’avions et de logement. Elle possède des partenariats avec des hôtels sur place, ce qui permet aux clients d’obtenir des tarifs avantageux. Pour les interventions dentaires effectuées en Europe, les remboursements liés à la
mutuelle sécurité sociale sont possibles. Ypsée aide ses clients à monter leur dossier de remboursement.

L’HISTOIRE

Sébastien Valverde et Moezz Sedkaoui, les fondateurs d’Ypsée, sont diplômés de l’école de management Euromed Marseille. Depuis une quinzaine d’années, le principe de monter une entreprise qui faciliterait les interventions à l’étranger se développe transatlantique. Les deux créateurs de l’entreprise vont appliquer le même système en France.
Ils bénéficient de l’aide de l’incubateur de Luminy et de l’aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (Accre). Cette aide permet une exonération de charges sociales pendant un an. Les futurs associés obtiennent
également des prêts. Les prêts du centre de promotion de l’emploi par la micro entreprise (CPEM) et de l’encouragement au développement d’entreprises nouvelles (Eden) s’élèvent à 13 500 euros, et le prêt créa-sol représente 10 000 euros. La SARL au capital de 10 000 euros voit le jour en mars 2007, mais l’activité ne débute qu’en octobre.

LE BILAN

A l’heure actuelle, Ypsée ne dégage pas de bénéfices. Sébastien Valverde et Moezz Sedkaoui , qui ne sont pas salariés, doivent rembourser leurs prêts. Néanmoins, la société possède une cinquantaine de clients, 40 en dentaire et 10 en chirurgie esthétique. Les cogérants sont en relation avec plusieurs partenaires, notamment deux cliniques à Tunis, une au Maroc et trois en Hongrie.

LES PROJETS

Les associés recherchent des clubs d’investisseurs privés qui seraient prêts à investir dans leur entreprise. Les dirigeants d’Ypsée ont planifié une campagne de communication sur 2009 et 2010, pour atteindre la quinzaine de clients par mois,
soit 180 par an. Ils préfèrent avoir “une vision très prudente, voire pessimiste” face à la situation économique actuelle. A partir de 10 clients par mois, la société pourrait dégager des bénéfices. Ypsée est par ailleurs en négociation avec une clinique dentaire en Hongrie et entretient des contacts avec des cliniques en Croatie, qui sont “nettement en avance”.
Sébastien Valverde et Moezz Sedkaoui souhaitent aujourd’hui démarrer une nouvelle activité. Cette fois-ci, ils aideraient des clients étrangers à se faire opérer en France.
La société de conseil est en relation depuis 10 mois avec une clinique dentaire marseillaise, qui accueillerait des clients anglais. Les coûts variant de 1000 euros entre l’Angleterre et la France, ces patients pourraient recevoir des soins dentaires en Provence. “En France, il existe une vraie qualité, alors qu’en Angleterre, n’importe qui peut se proclamer chirurgien”, affirment les dirigeants d’Ypsée. Ce projet devrait aboutir d’ici la fin de 2009.

Sophie Pams, Magistère journalisme communication économie

Chirurgie esthétique en Tunisie : des marseillaises accompagnées par Ypsée témoignent dans Marseille Hebdo

Marseille Hebdo, l’hebdomadaire du quotidien La Provence, a consacré son dossier de la semaine dernière à la chirurgie esthétique et dentaire à l’étranger.

Alexandra Céfai, journaliste à Marseille Hebdo a accompagné deux jeunes patientes Marseillaises en Tunisie qui ont fait respectivement une liposuccion et une augmentation mammaire par pose de prothèses. Mme Céfai a ainsi relaté avec talent le déroulement du périple étape par étape et même heure par heure. Elle a su également mettre l’accent sur la qualité de la prise en charge globale des deux jeunes femmes par Ypsée.

Toute l’équipe d’Ypsée la remercie pour cet excellent travail qui permettra à coup sûr, à toutes celles et à tous ceux qui hésitent encore à se lancer dans une chirurgie esthétique en Tunisie, de se faire une idée plus précise du modus opérendi.

Les articles de cette qualité, au plus proche de la réalité, ont le mérite de chasser les nombreuses idées reçues encore vivaces tendancieusement entretenues par certains praticiens Français.

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