Tunis profite des pétrodollars du Golfe

Première destination mondiale de thalassothérapie après la France, la Tunisie connaît un essor du tourisme médical privé notamment la chirurgie esthétique.

Le groupe Al-Maabar International souhaite donner une autre dimension à cette nouvelle tendance en construisant une ville lacustre vouée au tourisme de santé sur 50.000 hectares gagnés sur des marécages dans le nord Tunis.

Les tarifs des médecins maintenant sur internet

Depuis le mois d’août 2008, les internautes peuvent désormais accéder aux tarifs pratiqués par les médecins et les dentistes.

En effet la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) met en ligne sur son site Internet ameli.fr, les tarifs pratiqués par les médecins et dentistes. Le but de ces informations est d’orienter les patients afin d’éviter les dépassements d’honoraires en «constante augmentation», selon un rapport de l’assurance-maladie datant de 2005.

Pour les dentistes, il est maintenant possible de connaitre les prix des actes les plus couramment pratiqués puisque fixés par la Cnam. Pour ce qui est des couronnes, par exemple, ce seront des repères tarifaires basés sur les tarifs pratiqués durant les six derniers mois.

Une somme de renseignements qui déplaît fortement aux dentistes. Ces derniers agitent le spectre de l’entente sur les honoraires et de niveler les tarifs par le haut !!

La Tunisie veut booster son secteur de « tourisme de santé »

Environ 102 mille étrangers se sont fait soigner en Tunisie et 150 mille ont profité des opportunités de thalassothérapie en 2007.

Selon des chiffres publiés lundi par le ministère tunisien de la santé publique, la Tunisie est de ce fait la deuxième destination mondiale en thalassothérapie alors que plusieurs atouts ne sont pas encore exploités dans le tourisme dit de santé.

Les pouvoirs publics tunisiens estiment que « le système sanitaire et médical tunisien offre des prestations de qualité notamment dans les domaines de la chirurgie esthétique, l’orthopédie, la chirurgie ophtalmologique, la chirurgie cardiovasculaire et la médecine dentaire ».

Le volume des exportations sanitaires a atteint 320 millions de dinars en 2007, soit environ 31 millions de dollars américains.

Mais le gouvernement tunisien n’est apparemment pas satisfait de ces réalisations à cause des grandes possibilités et les atouts majeurs qu’offre les ressources humaines et naturelles tunisiennes dans ce domaine.

Le président Ben Ali s’est récemment intervenu pour appeler à dynamiser et développer le secteur et faire de la Tunisie « un pôle d’exportation à l’horizon 2016 ».

Lors d’un Conseil des ministres consacré au sujet, il arrêté une série de mesures visant à «favoriser l’intégration des services de santé dans le climat de l’exportation et de l’investissement».

Un plan d’action a été débattu, comprenant notamment «la mobilisation constante pour la promotion du système hospitalier et sanitaire, l’amélioration des prestations, la mise à niveau de la qualité et du rendement ».

Il a également été convenu de créer une structure spécialisée dans la promotion des exportations et des investissements, dans le secteur de la santé, afin d’aider les promoteurs à concrétiser leurs projets.

Ladite structure devra aussi encourager davantage l’investissement dans le secteur sanitaire privé, notamment la réalisation d’hôpitaux privés de même que la création d’un organisme public indépendant ayant les prérogatives d’évaluation de la conformité et de l’octroi des attestations d’accréditation et de certification.

Le plan prévoit en outre la création d’une Cité Médicale et de zones sanitaires qui accueillent des projets sanitaires et médicaux destinés à l’exportation.

Selon les autorités tunisiennes, l’ambition est également entre autres d’accueillir des malades de l’étranger dans les espaces médicaux, d’encourager le séjour des personnes âgées de l’étranger pour de longues périodes en Tunisie, dans des centres touristiques ou des résidences réalisées à cet effet, et de développer des nouvelles industries pharmaceutiques.

Implants et prothèses dentaires en France : Pourquoi est-ce aussi cher ?

A une époque où il faut paraître performant et séduisant le plus longtemps possible, les blessés du sourire sont prêts à tout pour retrouver une dentition irréprochable. Les Français consacrent près de 7 milliards d’Euros à soigner leurs dents – un tiers payé de leur poche, un tiers par leur mutuelle et un petit tiers par la Sécurité sociale, qui, d’habitude, rembourse les trois quarts des soins.

Avoir de belles dents n’est plus seulement un critère de bonne santé, c’est devenu un symbole de réussite, une exigence sociale, un signe extérieur de richesse. La bouche est désormais une bijouterie ambulante, un coffre-fort où on injecte des fortunes. Des vacances aux Baléares, des appartements, des voitures, tout y passe.

Pourquoi les prothèses dentaires et les implants sont-ils si coûteux en France ? Comment en est-on arrivé à un tel retard par rapport à nos voisins européens ?

Il faut savoir que la pose de prothèses, qui ne représente que 30% de l’activité des dentistes, assure 70% de leurs revenus. C’est l’inverse dans les pays scandinaves. Pour faire tourner sa boutique, un dentiste Français doit gagner 150 € de l’heure. Or il met plus d’une heure à faire un «gros» plombage codifié à moins de 45 €. La même intervention vaut 140 € en Italie et 120 € en Allemagne. Pour ne pas mettre la clef sous la porte, les praticiens se rattrapent sur les prothèses: ils facturent en moyenne une couronne 700 €, remboursée 80 € par la Sécu.

Ce deal tacite dure depuis vingt ans: les praticiens fixent eux-mêmes leurs tarifs de prothèses, et la Sécu fait des économies. Chacun y trouve son compte. Sauf le patient, qui paie les pots cassés: un Français sur cinq renonce à se faire soigner les dents faute d’argent, selon le Centre de recherche, d’étude et de documentation en économie de la santé (Credes).

En ce qui concerne la pose d’implants, la France reste en retard par rapport à ses voisins européens, en effet les Français ont deux à trois fois moins recours aux implants que les Italiens, car ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Du coup, les personnes âgées restent condamnées aux dentiers – un quart des 65-74 ans ont entre 27 et 32 dents manquantes.

Les dentistes se défendent en invoquant à juste titre des frais fixes énormes et du matériel ultramoderne qui coûte cher. Ils accusent aussi bien souvent les prothésistes, mais ceux-ci rétorquent qu’ils facturent une couronne moins de 120 € aux dentistes. C’est 30% moins cher qu’il y a dix ans, mais, comme on le voit, cette baisse est loin d’être répercutée sur la facture du patient – qui, d’ailleurs, varie du simple au double selon les régions.

Depuis l’amendement Evin voté en 1998, ils doivent établir un devis détaillé. Beaucoup ne le font pas. Il existe une nouvelle génération de dentistes qui vont jusqu’à refuser de prodiguer des soins peu rentables pour se consacrer exclusivement aux implants et aux prothèses.

Des prix prohibitifs, des patients soignés à deux vitesses, des dentistes qui se disent mal honorés: la situation des soins dentaires en France est à la croisée des chemins…

Le Dr Maure condamné à 3 ans de prison ferme

Le docteur Michel Maure, ancien médecin généraliste bannit de l’ordre des médecins pour avoir exercer la chirurgie esthétique en toute illégalité a été condamné lundi à trois ans de prison ferme et à verser 75 000 € de dommages et intérêts aux dizaines de victimes d’opérations ratées.

La 6e chambre du tribunal correctionnel de Marseille a en effet jugé que le Dr Maure avait mis « sciemment la vie de ses patientes en danger », par le fait qu’il ne possédait aucune formation ni diplôme de chirurgie esthétique, que la clinique était totalement désaffectée et qu’il n’était assisté d’aucune infirmière qualifiée au bloc opératoire.

« On peut espérer que les pseudo-chirurgiens esthétiques auront en mémoire cette condamnation et ne se lanceront pas dans les mêmes pratiques », a réagi Me Jérôme Rambaldi, avocat d’une douzaine de victimes du Dr Maure.

D’où ces conseils à tous les candidats à une opération de chirurgie esthétique, vérifiez bien que le chirurgien est réellement détenteur du seul diplôme autorisé à savoir le « Diplôme Français de chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice » et assurez vous que la clinique respecte toutes les conditions de sécurité.

Taïwan développe le “Tourisme médical” en Asie

Alors que la Thaïlande est depuis quelques années la destination de référence du “tourisme médical” en Asie, l’ile de Taïwan se lance à son tour en ciblant les personnes riches de la partie continentale de la Chine et des régions administratives spéciales de Hongkong et de Macao.

Nombre d’hôpitaux taïwanais coopèrent déjà avec les compagnies aériennes et les hôtels cinq étoiles pour proposer leurs formules “contrôle cancer” dont le coût s’élève à seulement un tiers des prix pratiqués dans les hôpitaux privés de Hongkong.

Les autorités des services de santé à Taïwan prévoient que ce “tourisme médical” pourrait attirer 100 000 visiteurs ayant pour objectif de se faire soigner ou de subir une opération de chirurgie esthétique. Ce créneau serait pourvoyeur de 3 500 nouveaux emplois, pour des profits avoisinant sept milliards de nouveaux dollars taïwanais.