Se soigner en France, un luxe ?

Une enquête du très sérieux IRDES a révélé qu’un Français sur sept renonce à se soigner. Dans le pays de la couverture médicale universelle (CMU), ce chiffre a de quoi nous interpeller.

Alors que les traitements concernant les pathologies de longue durée comme le diabète, le sida, le cancer sont pris en charge à 100 %, pour combien de temps encore…, ce sont aux soins dentaires et d’optique auxquels les Français renoncent en premier lieu.
En effet les soins dentaires sont de loin les moins prioritaires puisque 63 % des renoncements à se soigner concernent les dents, suivis des lunettes (25 %) et des consultations chez les spécialistes (16 %). Il s’agit de domaines où la part restant à la charge de l’assuré est la plus élevée.

Se soigner les dents en France devenant un véritable luxe pour beaucoup de nos concitoyens, on comprend mieux pourquoi le tourisme dentaire en Hongrie connait depuis quelques années maintenant un tel succès…

La chirurgie esthétique pour booster sa carrière…

On savait déjà que la chirurgie esthétique était souvent utilisée par des célibataires en mal de séduction. Ce dont on se doutait moins, c’est que les travailleurs sont de plus en plus nombreux à passer sous le bistouri pour donner un coup de pouce à leur carrière. C’est ce que rapporte les membres de l’American Academy of Facial Plastic and Reconstructive Surgery.

Une tendance qui s’explique en partie par des recherches qui démontrent que les gens “beaux” gagnent plus d’argent et ont de meilleures possibilités d’avancement. Les femmes ne sont pas les seules à succomber à l’appel du bistouri. Les professionnels de la gente masculine se soumettent notamment à des greffes de cheveux, chirurgies des paupières , séances de Botox… tout cela avec un seul objectif avoir l’air plus jeune…

Combien m’a couté mon nouveau sourire à Budapest…

En date du 18 mai 2008, j’ai écrit un article intitulé “Refaire toutes ses dents à Budapest : mon propre témoignage“, un internaute Franck m’a fait remarqué à juste titre dans un commentaire que je n’avais pas abordé les aspects financiers.
Ce que je vais donc faire aujourd’hui.

Pour rappel, mon plan de traitement était le suivant : 2 extractions, 14 obturations, 9 plombages en composite II, 23 couronnes “provisoires”. Ensuite les couronnes à proprement parler : 12 en Procéra (Céramique pure fabriquées en Suède) pour la partie visible de ma dentition en haut et en bas et 11 en Céramo-métal (Céramique avec une base métal) pour la partie non visible (les dents du fond), en tout 23 couronnes “définitives”.

J’ai payé 12546 €, pour info, les devis comparatifs que j’ai obtenu en France s’élevaient au bas mot à 20 000 € pour le même plan de traitement.
La question qui se pose maintenant est : sur cette somme de 12546 €, combien la sécurité sociale et ma mutuelle en France vont ils me prendre en charge ? (Pour tous ceux qui ne savaient pas encore que c’était possible, lire les articles du 9 juin, 21 avril, 8 avril, 8 mars).

La réponse est 8546 €.

Ma mutuelle rembourse en effet correctement les prothèses dentaires, à savoir 400 % du taux de la sécu ce qui correspond pour les non initiés à un peu plus de 300 € par couronne quelque soit la qualité de celle ci (Procéra ou Céramo métal).

Au final, j’ai déboursé de ma poche 4000 € pour refaire toute ma dentition. A cela bien sûr, il faut rajouter les frais de déplacement et de séjour sur place, en tout 550 € soit au total 4550 €.

J’espère que ces informations vous seront utiles.

A partir de quel âge peut on faire de la chirurgie esthetique ?

La chirurgie esthétique requiert que le patient ait atteint à la fois une maturité psychologique et physiologique.

Sur le plan psychologique, le patient doit être capable d’assumer le changement d’image de soi, certaines personnes en sont capables très jeune, d’autres n’y arriveront jamais…

Sur le plan physiologique, les différentes interventions (augmentation mammaire, liposuccion, rhinoplastie etc…) ne doivent être réalisées que lorsque les différents organes concernés ont atteint l’âge adulte, c’est à dire après la puberté vers 16 ou 17 ans.

C’est pourquoi il est assez rare d’être opérer pour un acte de chirurgie esthétique avant l’âge de 18 ans, à l’exception de la chirurgie des oreilles (Otoplastie) chez les enfants.

La loi Française est quant à elle très claire, une opération sur un mineur nécessite obligatoirement une autorisation parentale. Cela constitue le meilleur garde-fou possible et permet d’éviter les dérives que l’on constate outre atlantique…

 

Le Dr MAURE et la chirurgie esthétique hors la loi

Depuis le lundi 2 juin, l’ex-docteur comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Les faits qui lui sont reprochés sont graves puisqu’il est accusé d’avoir opérer des patientes au sein d’une clinique désaffectée. En effet, la clinique Saint Bernard à Marseille a été fermée en 1995, cela n’a pas empêché le Dr MAURE de continuer à opérer avec des stérilisateurs “obsolètes”, des instruments “rouillés”, une installation gaz (oxygène) “non conforme” … la liste des anomalies est longue…

L’établissement n’était pas adapté et c’est le moins que l’on puisse dire, mais le docteur lui avait il le droit d’opérer ?

La réponse est … oui !!

Il faut savoir qu’à l’époque où le Dr MAURE opérait ces “victimes”, il n’y avait pas de réglementation claire et précise quant à l’exercice de la “chirurgie esthétique”. Ce n’est plus le cas depuis janvier 2006 puisque seuls les chirurgiens ayant obtenu le “Diplôme d’Etudes Spécialisées en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique” ont le droit d’exercer des actes de chirurgie esthétique sur toutes les parties du corps. Le nombre de chirurgiens “autorisés” est de ce fait passé de 4000 à 700.

Alors un conseil à toutes celles et ceux qui envisagent une intervention de chirurgie esthétique aussi basique et pratiquée soit elle en France ou ailleurs, renseignez vous bien sur la clinique et sur le diplôme du chirurgien. Comment ? En consultant l‘annuaire des membres de la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (SFCPRE).

PS : Je dédis cet article à toutes celles et ceux qui seraient tentés d’émettre un doute sur la qualité des cliniques et des chirurgiens Tunisiens partenaires d’Ypsée qui ont “eux” obtenu ce fameux diplôme de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique en France.

Reportage de LCM : Budapest, destination favorite des patients Marseillais pour les soins dentaires

Le vendredi 23 mai au journal de LCM présenté par Guillaume Blardone a été diffusé un reportage sur des patients Marseillais partis avec Ypsée pour leurs soins dentaire en Hongrie.

Tout le monde peut ainsi découvrir la clinique et ses équipements ultra modernes, les chirurgiens dentistes et le personnel médical qui parlent français mais surtout le témoignage d’une patiente visiblement enchantée par les résultats de son traitement.

De nombreuses explications sont données sur le pourquoi de telles économies notamment sur le fait que les prothésistes et les personnels sont 70 à 80 % moins chers qu’en france pour des qualités de soins et de prothèses équivalentes. De plus une information majeure souvent méconnue du grand public est délivrée, il s’agit de la possibilité pour un citoyen Français d’être remboursé par l’assurance maladie pour des soins reçues dans un autre pays de l’union européenne…

Opération de l’hymen : un acte très pratiqué…

La reconstruction de l’hymen ou “Hymenoplastie” est une intervention chirurgicale qui consiste à recoudre la membrane de l’hymen qui a été déchirée lors du premier rapport sexuel redonnant ainsi l’apparence de la virginité. Elle est selon l’avis même des chirurgiens de plus en plus pratiquée…

N’ayant aucune justification médicale, l’assurance maladie estime cette opération n’est pas de la chirurgie dite “réparatrice” mais bel et bien de la chirurgie esthétique. Les tarifs plutôt honéreux en France varient en clinique autours de 2000 à 3000 €, ceci explique pourquoi beaucoup de jeunes patientes se rendent depuis quelques années en Tunisie en tout anonymat…

Thaïlande : spécialité, le changement de sexe

En Thaïlande, plus précisement à Bangkok se trouve le plus célèbre hôpital destiné au tourisme médical : l’hôpital Bumrungrad.

Même si Bumrungrad signifie “prendre soin du peuple” en thaï, celui ci en fait prend surtout soin des visiteurs étrangers. Parmi le million de patients qui fréquentent cette institution de Bangkok, 400.000 ne sont pas thaïlandais, soit plus de 50% de son chiffre d’affaires. Avec son café branché, ses limousines et ses suites, Bumrungrad ressemble plus à un hôtel de luxe qu’à un hôpital.

Mais ce n’est pas un cas isolée : il existe 400 cliniques privées dans le royaume. En 2006, 1,32 millions de touristes sont venus se faire soigner en Thaïlande. Le pays a même développé une spécialité : le changement de sexe. Un millier d’opérations de ce type seraient réalisées chaque année alors qu’en France seulement 2 ou 3 chirurgiens réalisent ce type d’intervention et que les listes d’attente sont de 2 à 3 ans…